What a registered MBSImp Clinician I am ! !

Bonjour et bonne année 2021 !

J’espère que vous avez réussi à passer de bonnes fêtes de fin d’année malgré tout ce bazar ambiant COVID dépendant et que l’année 2021 ne vous fait pas trop peur.

Aujourd’hui, je partage avec vous ma petite fierté : pendant les vacances, j’ai validé la certification MBSImp !

Mais qu’est-ce donc ??

Je vous avais déjà parlé de ce protocole américain élaboré par le Dr Bonnie Martin-Harris et son équipe lors d’une précédente synthèse d’article. Voici un petit peu plus de précision sur cette certification.

Avant toute chose, je dois vous dire que sans l’aide de mon amie franco-kiwi Marion G-R, je n’aurais peut-être pas poursuivi cette formation. Elle m’a apporté son soutien, me poussant un peu pour aller jusqu’au bout et je lui en suis très reconnaissante 😊

Je remercie également ma famille et ma super stagiaire Elisa G qui m’ont supportée et encouragée !

Tout a commencé en juillet dernier quand je me suis inscrite sur le site https://www.northernspeech.com/mbsimp/. Mes objectifs étaient d’améliorer mes capacités de lecture et d’analyse des vidéofluoroscopies et de mieux comprendre les études basées sur ce protocole.

Les 17 composantes sont réparties selon les 3 phases classiquement décrites pour évaluer la déglutition (orale, pharyngée et œsophagienne).

Le portail d’apprentissage est super bien fait. Il y a plusieurs vidéos via YouTube à visionner avant de se lancer et qui expliquent très bien comment évoluer sur la plateforme. Elle est divisée en trois parties.

La première partie intitulée « learning zone » nous permet d’apprendre étape par étape à coter les dix-sept composantes du protocole MBS Imp. Chaque cotation est illustrée par une vidéofluoroscopie et une animation en 3D. Pour chaque composante, une fiche d’aide à la cotation est téléchargeable. Du coup, c’est assez fastidieux mais on apprend énormément et cela clarifie beaucoup de choses sur la physiologie de la dysphagie.

La deuxième partie intitulée « training zone » est elle-même divisée en deux modules. Dans le premier module « swallow by swallow », on nous invite à coter les 17 composantes en visionnant une vidéofluoroscopie concernant une seule texture. Si on se trompe dans la cotation, une petite fenêtre nous indique la correction et le minutage de la vidéo où on peut observer la cotation exacte. Cet exercice est proposé sur 20 vidéofluoroscopies différentes, ce qui représente 340 scores. C’est donc très formateur et j’ai trouvé que je me débrouillais plutôt bien ! Le deuxième module « full study » m’a franchement posé plus de difficultés. Il s’agit encore de coter les 17 composantes mais sur une VFS totale, c’est-à-dire sur les différentes textures (liquide, nectar, miel semi-liquide et solide en vue sagittale ainsi que nectar et semi-liquide en vue antéro-postérieure). Il faut donner le plus mauvais score obtenu sur les onze essais de déglutition observés. De la même manière qu’au module précédent, nos éventuelles erreurs sont corrigées. Cela va nous faire produire 255 scores mais cela demande plus d’attention que dans le premier module. Que ce soit dans le premier ou le second module, nous pouvons refaire les cotations autant de fois que nous le souhaitons et nous entrainer jusqu’à plus soif (sic !) avant de passer à la terrible troisième partie. Etant d’un naturel perfectionniste, pour me sentir prête à passer à la suite, j’ai refait les exercices un certain nombre de fois (en fait, jusqu’à ce que Marion me fasse gentiment remarquer que ce serait bien si je n’y passais pas le réveillon !!!)

La troisième partie intitulée « relibility zone » est en fait le module de testing. Nous devons alors coter des « full study » comme dans le module précédent, mais cette fois, on ne nous dit pas si c’est correct. A l’issue des 20 séquences, on obtient un score de réussite. Pour valider le MBS Imp, il faut obtenir un minimum de 80% de réussite pour chaque composante. Il est possible de repasser le test autant de fois que nécessaire, chaque composante validée restant acquise.

Ce fut donc un processus assez long en ce qui me concerne : chaque matin je tentais de coter une étude complète avant mon premier patient au cabinet ! Mais j’ai beaucoup appris et je pense que cela m’a vraiment fait du bien. Je visualise bien mieux la physiologie de la déglutition et de manière plus systématique grâce aux composantes. De plus, le fait que cet engagement ait abouti m’a rendu très fière de moi ! Maintenant je vais pouvoir suivre le cours qui permet de mettre en lien le MBSImp et les approches rééducatives : je vais me régaler !!

Pour la petite histoire, ma fille de 15 ans a passé son code pendant cette période et je nous revois toutes les deux, chacune sur nos ordis à pester de nos erreurs ! C’était rigolo 😊

Je vous souhaite d’apprendre plein de choses intéressantes en 2021 et vous retrouve bientôt sur une synthèse d’article concernant la dysphagie dans la SEP !

Voici des liens, si cet article vous a intéressé:

Speech Pathology CEU Courses | Speech & Language Therapy Materials (northernspeech.com)

et la super appli que j’utilise très souvent avec mes patients et mes stagiaires (uniquement sur IOS, désolée !)

https://www.northernspeech.com/applications/swallowphysiology/

https://apps.apple.com/fr/app/dysphagia/id494326380

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